#06 – Oser demander

01.26.2021

Podcast confiance en soi avec la couture - Ose Toujours

Oser demander

Dans cet épisode, je me suis demandée pourquoi on n’osait pas demander. Pourtant, des choses magiques arrivent quand on ose ! Pendant cette écoute, vous apprendrez :

  • Quelques astuces que vous pouvez utiliser pour oser demander
  • Comment j’ai trouvé le générique du podcast Ose Toujours
  • Pourquoi j’ai appelé le haut Amanda ainsi

Bonne écoute ! 

Écouter l’épisode 6 : oser demander

Épisode 6 - Oser demander

Vous écoutez le podcast Ose toujours. Épisode 6.
Je suis Monty, la fondatrice des patrons Ose Patterns.

Dans l’épisode d’aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un état d’esprit bien utile, que vous soyez entrepreneur ou non : celui d’oser demander.
Je me suis demandée pourquoi est-ce qu’on n’osait pas demander. Dans cet épisode, je vous propose des moyens pour dépasser cette crainte, illustrés par une histoire incroyable liée à la création du podcast Ose Toujours. Je vous souhaite une bonne écoute !

– – –

Avant de commencer l’épisode, je voulais vous remercier pour vos écoutes et saluer en particulier les auditeurs·trices qui écoutent le podcast sur YouTube. Si vous découvrez le podcast pour la première fois avec cet épisode, j’aimerais vous lire le retour de Karine qui j’espère, vous donnera envie d’écouter les autres :

Avis Podcast Ose Toujours

J’ai écouté tous les podcasts suite à la masterclasse Artesane, et c’est passionnant, voire un brin addictif ! Je ne peux que vous encourager à continuer. Je n’ai pas encore cousu vos patrons mais ce retour donne envie. Moi qui rêve de  me reconvertir, c’est précieux de pouvoir écouter votre histoire, alors merci tout simplement et plein de réussite pour Ose Patterns.

Merci beaucoup Karine pour tes mots !

– – –

Le courage d’oser demander

J’aimerais donc vous parler d’un sujet léger, pour inaugurer 2021. Cela fait un peu plus de quatre mois au moment où je vous parle qu’Ose Patterns existe. J’apprends beaucoup jour après jour. Le sujet sur lequel j’ai beaucoup appris et sur lequel je continue d’apprendre porte sur le courage d’oser demander.

Ce n’est pas forcément un sujet parlant pour tout le monde je pense. Cela dépend de votre personnalité. Je ne sais pas comment vous êtes dans votre vie personnelle mais certain·e·s vont peut-être se reconnaitre. Pour ma part, j’ai remarqué deux choses dans mon comportement :

  1. J’ai une crainte maladive de déranger les gens. À tort ou à raison, je pense toujours que les autres sont très occupés par les enfants, le travail, leurs autres amis, leur(s) loisir(s), et toutes les autres obligations qui viendraient s’ajouter à cette liste.
  2. Dans la plupart des situations, je me fais la plus discrète possible. Généralement, j’écoute plutôt que je n’interviens dans les discussions.

Je remarque que ces deux choses dans mon comportement – (1) la pensée que « je dérange les gens » et (2) cette posture en retrait – m’empêchent d’aller vers les autres. Le résultat ce comportement est que je n’ose pas demander.

Or, pour développer Ose Patterns, j’ai justement besoin d’aller vers les autres et de prendre les devants. Pour illustrer ça, j’aimerais vous raconter une histoire, parce qu’elle est riche de sens et qu’elle est incroyable. Elle m’a vraiment appris énormément et j’aimerais vous en faire profiter.

À la recherche d’un générique pour le podcast Ose Toujours

Pour le podcast, je cherchais un générique. J’ai commencé à consulter des bibliothèques de musique en ligne. J’ai trouvé quelques morceaux qui répondaient au besoin. Mais quelque chose me gênait. Ose Patterns, depuis le début, c’est un projet qui a un sens fort pour moi. Je me suis rendue compte que de la même manière, le générique devait aussi signifier quelque chose, cela ne devait pas juste être un morceau lambda, d’autant plus que je suis une grande fan de musique.

Je n’ai pas cherché très longtemps avant de trouver LE morceau que je voulais. D’ailleurs, c’est le morceau que vous avez entendu dans l’épisode 4 du podcast, celui de Jonathan Keevil qui s’appelle Silk Road. Pourquoi ce morceau ?

  • Parce qu’il est issu de la bande originale du film Bell Flower, un film que j’ai beaucoup aimé
  • Parce qu’il était, à ce moment-là, mon « morceau des p’tites victoires ». Le morceau des p’tites victoires, c’est une chanson que je mets pour célébrer une action terminée. C’est un morceau dynamique, joyeux que je mets à fond… ce qui peut sembler ridicule, mais lorsqu’on travaille seule, c’est un moyen très efficace pour se féliciter des actions effectuées et continuer à se motiver.

Et là, je me suis dit : pourquoi ne pas demander à Jonathan Keevil ?

Qu’est-ce que je risque après tout ?
Qu’il ne me réponde pas ? Qu’il refuse ? Qu’il me demande un montant inaccessible pour les droits ? De me sentir un peu bête peut-être de croire qu’il pourrait considérer cette demande ?
Finalement, chacun de ces scénarios me paraissait tout à fait surmontable !

Donc je me lance. Je trouve ses coordonnées, et lui envoie un email mi-août 2020 en lui expliquant ma démarche. Je lui donne mon compte Instagram de l’époque pour qu’il puisse découvrir mon univers. Je lui explique ce que son morceau représente pour moi, dans quelles circonstances je l’écoute et à quel point il me motive tous les jours.

Et pas de réponse. Je suis déçue qu’il n’ait pas répondu. Je me dis : « Tant pis », je pars à la recherche d’un autre générique.

Je me tourne vers un ami, Jérémie, membre d’un super groupe de rock. Jérémie, je le connais depuis plusieurs années, il était présent à mon mariage. Mais, pareil, j’ai hésité à lui demander :
Et s’il refusait ? Et s’il demandait des droits élevés ? Et s’il me l’offrait ? Ce serait pire parce dans ce cas, je me sentirai redevable, et je ne saurai pas comment lui rendre la pareille.

Cela vous est-il déjà arrivé de ne pas demander quelque chose à quelqu’un pour ces raisons ?

Je me fais violence, je sors de ma tanière, et lui demande s’il a un morceau dont il ne se sert pas et qui pourrait faire l’affaire.

Réponse : OUI ! Le choix s’est fait parmi 5 morceaux. Le morceau que j’ai choisi était une version démo d’un projet de générique pour une émission télé. Dès que j’ai entendu le morceau, j’ai su que c’était le bon. J’ai improvisé une introduction, et le résultat était chouette, comme je l’espérais. C’est ainsi que j’ai trouvé le générique du podcast que vous connaissez.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Un mois après l’envoi de mon mail à Jonathan Keevil, je reçois une réponse.

Il m’indique être allé voir mon compte Instagram, qu’il n’a pas trouvé puisqu’entre temps j’ai lancé la marque et modifié mon pseudo. Il m’écrit qu’il est ravi de savoir que cette chanson m’inspire, car c’est l’un de ses morceaux préférés qu’il ait jamais écrit.

Pour vous re-situer le contexte, j’ai déjà lancé la marque et les trois premiers épisodes avec le générique de Jérémie sont en ligne. Mais ce n’est pas grave, je me dis que je pourrai l’utiliser pour une prochaine saison, ou en générique de fin. Bref. Je suis enchantée de sa réponse et d’avoir établi un contact avec lui.

Je lui réponds sur le champ avec les nouvelles infos qu’il me demande pour se décider : le site d’Ose Patterns, le nouveau compte Instagram.

Il me répond le lendemain. C’était un jour où je n’étais pas au top. J’avais eu des échanges sur LinkedIn avec des anciens collègues qui se réjouissaient pour moi du changement de carrière qui se concrétisait. Et moi, au lieu d’être contente, je me demandais si je n’avais pas fait une grande erreur en suivant ce chemin et avec cette reconversion. Et la réponse que je reçois de Jonathan ce jour-là balaye tous mes doutes.

Dans son mail, je découvre qu’il a pris le temps de visiter le compte Instagram d’Ose Patterns et le site, alors qu’il ne parle même pas français – et qu’il est à l’aise avec le fait que j’utilise Silkroad comme générique. Et ce qui rend l’histoire encore plus magique, c’est qu’il adore coudre et qu’il coud depuis qu’il est enfant. Il aimerait également m’offrir son nouvel album en vinyle.

Je sais pas si vous imaginez la probabilité que je puisse tomber sur une personne comme lui. J’ai plusieurs morceaux pour mes p’tites victoires. Mais j’ai choisi « Silkroad », entre autre pour la référence à la soie car « silk » signifie soie en anglais. La probabilité pour qu’il me réponde aussi, qu’il accepte, et qu’il couse en plus, et ce, à l’autre bout du monde.

Quand l’univers t’envoie des signes aussi forts le jour où tu doutes particulièrement de tes choix, ça te redonne la foi.

Oser demander,
c’est s’ouvrir aux possibilités,
c’est laisser entrer un peu de magie,
c’est recevoir la bonté des autres à son égard.
C’est accepter une aide qui peut nous parvenir sous la forme de signes incroyables.

En osant demander, des solutions se sont présentées à moi, en abondance.

Et quand on reçoit un “non », c’est vrai que ça peut vous rendre un peu triste, on peut se sentir rejeté·e sur le moment. Mais cet inconfort finit par passer. Et un « oui » est tellement merveilleux qu’il vaut bien les quelques « non » et les sensations inconfortables associées.

J’ai tenu à faire cet épisode parce que je me suis dit qu’il pourrait vous servir à court terme.

Sur quels sujets avez-vous besoin d’aide ?
Pourquoi n’osez-vous pas demander ?
Quel est le pire qui peut arriver ?

Quand on ose demander, il y a ce moment effrayant où l’on clique sur « Envoyer ». Personnellement, après avoir cliqué sur « Envoyer », je prends mon visage dans mes mains et je dis frénétiquement « oh my god oh my god oh my god », je fais un plongeon sur le canapé et je me roule en boule.

En creusant, on se rend compte que le pire qui peut arriver, c’est le fameux « non », autrement dit, un vent. Quand ça arrive, on peut se sentir bête sur le moment, transpirer, bafouiller. Mais vous l’avez certainement déjà vécu, on finit par passer à autre chose. Dites-vous qu’au pire, vous êtes au même niveau qu’avant !

L’art de demander selon Amanda Palmer

Finalement, demander, c’est un art. C’est ce que nous explique Amanda Palmer dans une conférence TED. Amanda est une artiste que j’ai découvert en 2004 avec son groupe de musique de l’époque, les Dresden Dolls, un groupe de cabaret punk pour que vous puissiez situer.

Dans son intervention, Amanda raconte son expérience de mime de rue. Déguisée en mariée, debout sur une caisse, elle divertissait les passants. Elle explique :

Amanda Palmer : L’art de demander

« Par le fait même de demander aux gens, j’ai créé un lien avec eux, et en créant un lien avec eux, les gens veulent vous aider. C’est contre-intuitif […], ce n’est pas facile de demander. Demander vous rend vulnérables. »

En anglais :
« Through the very act of asking people, I connected with them. When you connect with them, people want to help you. It’s kind of counter-intuitive […], it’s not easy to ask, it makes you vulnerable. »

Cette expérience va nourrir sa conception de la scène et de la monétisation de la musique. Dans cette conférence que je vous recommande, elle partage donc avec nous son art, pas celui de la musique ou du mime, mais l’art de demander.

Cette situation qu’elle décrit entre le mime de rue et le spectateur pose la question suivante : qui est redevable de qui finalement ?

  • Est-ce elle, l’artiste de rue, le mime, debout sur sa caisse, quand elle reçoit quelques pièces de monnaie ?
  • Est-ce le spectateur, qui reçoit un regard aimant et humain d’une parfaite inconnue ?

Et si finalement, savoir qui était redevable n’était même pas la bonne question ?

Par exemple :
Jérémie était content et fier de voir son morceau utilisé.
Moi, j’étais aux anges d’avoir le générique parfait pour le podcast.
Comme pour Amanda et le passant spectateur, il y a un échange, des bonnes ondes qui circulent, une réciprocité qui satisfait les deux parties.
Alors la question pour moi c’est plutôt : est-ce qu’on est capable de recevoir la bonté des autres à son égard ?

Comme Amanda qui partage avec nous l’art de demander, j’avais envie de partager avec vous ces histoires pour que vous osiez demander.

Peut-être que c’est ça que vous aviez besoin d’entendre aujourd’hui pour vous lancer.

Amanda… C’est aussi le nom que j’ai donné à l’un des patrons Ose Patterns. Maintenant vous savez pourquoi.

Je ne pouvais pas terminer cet épisode sans remercier Jonathan et Jérémie qui m’ont appris, sans le savoir, à oser demander ! Juste après le générique, vous entendrez également Silk Road de Jonathan Keevil.

—-

Je vous remercie d’avoir écouté ce sixième épisode ! S’il vous a plu, n’hésitez pas à vous abonner et à lui donner 5 étoiles. Cela aidera d’autres personnes à le trouver plus facilement et cela me donnera des ailes pour enregistrer les suivants.
Si le coeur vous en dit, je vous invite à poursuivre cet échange sur Instagram @ose__patterns.

J’espère qu’avec Ose Patterns, vous allez vous surprendre et découvrir des talents que vous ne soupçonniez pas et qui dépassent le cadre de la couture. Et si vous osiez ?

Patrons Jupe Kia et top Brené - Ose Patterns
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